- Mise à disposition – Polygraphie ventilatoire (PV) et Polysomnographie (PSG)
Le sommeil est essentiel au bien-être et à la santé mentale et physique, aussi bien chez l’adulte que chez l’enfant. Des troubles respiratoires pendant le sommeil peuvent altérer fortement sa qualité et avoir des conséquences importantes sur la santé.
Chez PSAD MAROC, votre démarche de diagnostic du sommeil commence ici.
- Quand faut-il consulter ?
Il est recommandé de consulter votre médecin si vous présentez un ou plusieurs des symptômes suivants :
• difficultés à dormir ;
• ronflements fréquents ou signalés par votre entourage ;
• suspicion d’apnée du sommeil ;
• troubles respiratoires pendant le sommeil.
Ces signes doivent être pris au sérieux et nécessitent un avis médical.
- Comprendre l’apnée du sommeil
Le syndrome d’apnées du sommeil se caractérise par des interruptions répétées de la respiration dues à une fermeture partielle ou totale des voies aériennes au niveau du pharynx. Ces pauses respiratoires durent généralement entre 10 et 30 secondes, voire plus, et surviennent au moins cinq fois par heure de sommeil.
Elles sont causées par le relâchement des muscles du pharynx, entraînant une diminution ou un arrêt du passage de l’air, souvent accompagné de ronflements. Le cerveau déclenche alors des micro-réveils inconscients afin de rétablir la respiration, fragmentant ainsi le sommeil et altérant sa qualité.
- Avez-vous un bon sommeil ? – L’échelle d’Epworth
L’échelle d’Epworth est un questionnaire simple et rapide permettant d’évaluer la somnolence diurne, l’un des principaux symptômes de l’apnée du sommeil. Elle mesure la probabilité de s’assoupir dans différentes situations de la vie quotidienne.
Le score varie de 0 à 24 :
• moins de 8 : pas de dette de sommeil ;
• de 9 à 14 : déficit de sommeil ;
• plus de 15 : somnolence diurne excessive pouvant évoquer une apnée du sommeil.
Ce test ne constitue pas un diagnostic et doit être interprété par un médecin.
- Un syndrome fréquent
Le syndrome d’apnées du sommeil augmente avec l’âge et touche plus fréquemment les hommes que les femmes. Il est souvent associé au surpoids, à l’hypertension artérielle, au diabète de type 2 et au syndrome métabolique.
Cependant, il peut également concerner des personnes non obèses et des femmes, notamment après la ménopause.
- Le diagnostic de l’apnée du sommeil
Le diagnostic repose sur deux étapes principales :
• une consultation médicale permettant d’évaluer les symptômes, les facteurs de risque et la somnolence diurne ;
• un bilan du sommeil réalisé à l’aide d’examens spécifiques.
- Les examens du sommeil
Deux types d’examens peuvent être prescrits par le médecin : - La polygraphie ventilatoire (PV)
Examen simplifié qui analyse uniquement la respiration pendant le sommeil. Il enregistre notamment :
• le flux respiratoire ;
• les mouvements thoraciques et abdominaux ;
• l’oxymétrie et la fréquence cardiaque ;
• la position corporelle et le ronflement. - La polysomnographie (PSG) – examen de référence
Examen complet permettant d’étudier la physiologie du sommeil. Il enregistre, entre autres :
• l’activité cérébrale (EEG) ;
• l’activité musculaire (EMG) ;
• l’activité cardiaque (ECG) ;
• la respiration, l’oxygénation du sang et les mouvements des yeux.
Cet examen est indolore, sans risque, et réalisé en laboratoire du sommeil, à l’hôpital ou parfois à domicile selon les indications médicales.
- Types d’apnées du sommeil
• Apnées obstructives : dues à une obstruction des voies respiratoires, représentant la majorité des cas.
• Apnées centrales : absence d’effort respiratoire, plus rares, souvent liées à des pathologies médicales.
• Apnées centrales avec respiration de Cheyne-Stokes : associées à certaines pathologies neurologiques ou cardiaques.
- Dépistage et prise en charge
Un dépistage précoce est essentiel chez les personnes à risque (ronfleurs, somnolence diurne excessive, surpoids, hypertension). Les conséquences non traitées peuvent être graves, tant sur le plan médical que social.
Après confirmation du diagnostic par un examen du sommeil, une prise en charge adaptée est mise en place sous contrôle médical.
